Comment préparons-nous l’avenir numérique dans le secteur du bâtiment?

Comment préparons-nous l’avenir numérique dans le secteur du bâtiment?

Un langage commun l'interopérabilité

Par Julia VERGNOL

Depuis les années 70, l’informatique a commencé à être mise en place dans le secteur du bâtiment, on a réussi à collecter des données à partir de différentes bases de données : docs, excels, papier et softwares en tout genre. Différentes personnes s’occupent de la structuration de cette base de données soit la numérisation du bâtiment ( plans, schéma électrique, normes etc..) et de ce fait chacun est maître de sa donnée et forcément les outils utilisés ne sont pas les mêmes pour chaque opérateur dans l’entreprise..

Le tout étant bien sûr non interopérables car elles sont toutes livrées avec leurs propres modèles de données, et personne d’autre que le modélisateur de données lui-même ne comprend généralement le modèle, du coup une donnée créée et propre à l’entreprise ne peut ni être lu ni être utilisée à travers ces propres services.

Si la valeur de l’entreprise est sa donnée, elle se perd alors avec le départ de chaque opérateur.

Une donnée créée et propre à l’entreprise ne peut ni être lue ni être utilisée à travers ces propres services

 

Qu’en est -il alors de la transmission entre les différents acteurs lors de l’exploitation et la maintenance qui est pour rappel 80% dans le cycle de vie du bâtiment.

Même si le problème de la transmission de la Data était prévisible, il n’a cependant pas été pris assez en compte, et nous nous retrouvons avec une pénurie de personnes qualifiées avec une double compétence : une sensibilisation à la transformation numérique du bâtiment ( transmission de la DATA) et des compétences en BTP.

La mise en place de l’obligation du BIM, a eu le mérite de remettre en avant la difficulté de la continuité numérique du bâtiment. Si pour certains le BIM reste une vision en 3D sa réelle valeur est dans ses données, cette maquette numérique est une représentation 3D des caractéristiques physiques et fonctionnelles d’un bâtiment.

Mais outre les 3 dimensions, elle intègre aussi la dimension temps (4D), les datas « financières (5D), environnementales (6D), patrimoniales (7D)… C’est donc avant tout une base de données techniques, constituée d’objets définis par leurs caractéristiques et leurs relations entre eux. Le tout forme un ensemble structuré d’informations sur un ouvrage. (https://buildingsmartfrance-mediaconstruct.fr/definition-notions-bim/)

Comme dans toute langue, pour se comprendre il faut avoir un dictionnaire commun sur lequel se référer afin de parler le même langage, une norme d’interopérabilité IFC.

Il en a fallu du temps et on est encore bien loin de la vraie compréhension d’un langage universel, des remises en question de la façon de travailler. La mise en place d’outils bureautique et de logiciels aussi car le changement et la mise en place représente un budget important.

De plus sur les investissements en informatique il faut prévoir des outils qui évoluent dans le temps, nous avons eu la période d’outils fermés non agiles qui restaient imperméables à toute interopérabilité.

Gartner prévoit une hausse de 5.1% en informatique soit 4500 milliard de dollars pour 2022 avec une réel volonté d’investir sur des logiciels Saas agile et évolutifs. (https://itchannel.info/articles/193255/vers-une-nouvelle-hausse-des-depenses-informatiques-en-2022.html)

Une hausse de 5.1% en investissement informatique soit 4500 milliard de dollars pour 2022 avec une réel volonté d’investir sur des logiciels Saas agile et évolutifs. Gartner

 

Habituellement lors de la livraison des DOE, beaucoup d’informations importantes sont perdues entre chaque étape car les acteurs ne sont généralement pas les mêmes et n’utilisent pas les mêmes outils ou travaillent avec des formats de données incompatibles entre eux (CAO, DAO, tableur, traitement de texte). Le manque a gagner sur des erreurs de transmissions reste un budget important “On estime à largement plus de 10 milliards d’euros le coût annuel des incohérences dans le bâtiment en France” (https://fr.wikipedia.org/wiki/Building_information_modeling

“On estime que les informations relatives à un bâtiment sont saisies en moyenne sept fois[réf. nécessaire].

 

numérisation des plans

Le transfert de données tout comme le transfert de connaissances doit être mis en avant.

Avec l’accélération du numérique, de nouveaux outils, de nouvelles technologies, de nouvelles connaissances, une nouvelle approche du monde du bâtiment apparaît en cassant les silos métiers.

 Il faut vouloir apprendre et réapprendre. Le nombre de reconversion et de formation augmentent , nous aimons apprendre et désapprendre c’est un nouvel élan qui grandit ces dernières années.

Nous exerçons plus de la même façon le métier que nous avons appris à l’école. Certains ont une culture numérique plus mature que les autres et c’est tout dans cet intérêt que nous avons à mélanger les seniors et les juniors. En continuant à se diversifier et à apprendre, nous sommes à la fois enseignant et élève comme dirait  Ralph Montague (https://indd.adobe.com/view/8471e235-f776-4265-93ff-b4e15f05095d). 

L’interopérabilité est comme les interactions sociales, il y a ceux qui veulent toujours nous acculturer, nous enseigner et nous accompagner pour faire une continuité du savoir, une réelle transmission, elle nous nourrit. Le métier de demain ne s’apprend pas à l’école mais en continuant à vouloir faire mieux et à travailler ensemble. C’est bien triste de ne pas s’ouvrir aux autres, on perd toute la magie d’enseigner et de recevoir notre partie sociale finalement notre part d’humanité.

De l’hospice du Moyen-Age à l’hôpital 4.0

De l'hospice du Moyen-Age à l'hôpital 4.0

BIM-Opérations pour l'exploitation et maintenance

Par Julia VERGNOL

“Hey t’aurais pas le plan du bloc 3 au 2eme étage, je dois mettre des nouveaux capteurs IoT?”…

C’est là que ce fameux plan des années 1937 se fait attendre…vous voyez où je veux en venir?

“Demande à l’ancien technicien, oui celui-là même qui est parti à la retraite avec toutes ses connaissances. En même temps, il y a d’autres plans on le sait mais encore faut-il savoir où ils sont et s’ils sont à jour?”

L’architecture hospitalière toute une histoire

L’origine architecturale de beaucoup de nos hôpitaux actuels, anciennement hospices, prend ses racines dans un premier temps comme lieux d’accueil des malades au Moyen-Age. Ceux-ci étaient directement placés près des Églises dont les membres se consacraient à leurs soins. La structure est la même dans tout le territoire, elle est organisée en croix autour d’une chapelle elle-même organisée en chapelles secondaires autour de l’hôtel central afin d’assurer une séparation des différentes catégories de malades. Des communications étaient parfois établies entre les différentes divisions par des galeries ou des souterrains.

Du Moyen Âge à 2021 autant dire que les différentes salles de nos anciens hospices ont clairement eu des usages différents!

Si on regarde l’architecture actuelle d’un hôpital, elle garde presque la même structure mais avec des aménagements et des rénovations au fil des années. Des bâtiments sont regroupés en fonction de pôle de santé et les différentes ailes communiquent ensemble par la création de chemins d’accès extérieur.

La modernisation de l’hôpital au fur et à mesure se doit d’être agile et visualisée par un jumeau numérique pour éviter tout arrêt des soins. La gestion du patrimoine immobilier entre les différents services mais aussi les pavillons annexes doit être rassemblée sur une maquette unique afin de faciliter le temps de réactivité et permettre une mise en place d’une maintenance prédictive.

CH-Bayonne-CSDAssocies

Archipel permet de répondre aux besoins métiers sans avoir la contrainte du bâtiment

plan-masse Vision

La maintenance et l’exploitation de l’hôpital pour le métier de l’électricité font partie des services qui ont le moins d’agilité dans un CHU, ce qui pénalise grandement leur réactivité lors d’incidents.

Ceci est lié en grande partie au manque de renseignements sur le bâtiment et aussi au manque d’interopérabilité entre les différents logiciels.

Le BIM-Opérations est une évolution dérivée de la fonction primaire du BIM permettant de tirer profit des informations comprises dans le modèle BIM de construction pour tout le cycle de vie du bâtiment.

L’objectif du protocole d’échange de données comme Archipel est de répondre aux besoins métiers sans avoir la contrainte du bâtiment. Sa communication avec les logiciels tels que Elec’View et Vision by Algo’Tech permet de récupérer les schémas, synoptiques et équipements électriques, fluides etc… afin de les localiser dans une maquette en mode déconnecté. Un vrai carnet d’entretien en temps réel pour les techniciens.

 

En arrimant le BIM aux besoins des opérations, les informations sur les locaux et les équipements pourront être transférées vers vos logiciels de gestion des bâtiments. Vous aurez, pour la première fois :

 

  • une uniformisation des informations entre les logiciels
  • une localisation réelle et précise des équipements
  • l’absence d’erreurs liées à la saisie manuelle dans les logiciels.

 

Adapter les maquettes BIM aux besoins des opérations peut avoir des répercussions importantes sur la rentabilité des employés en éliminant les silos de travail des départements, en facilitant la communication, en accélérant la transmission du savoir aux nouveaux employés et en accélérant la mise en fonction d’un nouveau bâtiment, etc.

Et aussi une réelle aide pour les bureaux d’étude pour des simulations en jumeau numérique des futures rénovations à venir.

 

Sources: 

https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/Guide_nouvelles_organisations_et_architectures_hospitalieres.pdf

https://www.archidata.com/fr/transformation.html

 

Pourquoi le BIM exploitation dans les projets hospitaliers?

Pourquoi le BIM exploitation dans les projets hospitaliers?

La transmission du savoir pour éviter les erreurs.

Par Julia VERGNOL

Quel que soit votre service au sein de l’Hôpital, vous êtes confrontés à des besoins de réhabilitation et de réaménagement permanent des locaux, d’assurer leur bonne exploitation et à un engagement fort de qualité, de sécurité et de traçabilité… tout en gardant une maitrise des coûts.

L’avantage du BIM dans un CHU  permet surtout de maintenir et exploiter l’ensemble du site de façon plus efficace tout en réduisant les coûts.

 

Comment entreprendre une démarche BIM pour mieux gérer des bâtiments déjà existants ?

La dématérialisation est la première étape incontournable dans la transformation digitale des entreprises. Elle consiste à substituer des documents papiers par des fichiers numériques ou à créer directement des documents numériques pour les intégrer à différents process. La dématérialisation permet ainsi une meilleure gestion et facilite l’accès aux données et aux documents.

Il n’est pas un jour de la semaine sans que le BIM ne soit évoqué entre professionnels, travailler en BIM consiste à modéliser l’ensemble des informations du bâtiment dans une maquette numérique, en mode collaboratif, et aujourd’hui tous les acteurs reconnaissent l’intérêt à partager l’ensemble des informations du bâtiment sur un support commun.

numérisation des plans

Une fois la numérisation de la maquette structurelle faite (IFC) il faut la rendre intelligente et la lier à des solutions GMAO (Gestion et Maintenance Assistée par Ordinateur) et GTB (Gestion Technique du Bâtiment). Le BIM-GEM est alors crée.

Cet ensemble de données disponible  dit “socle numérique” permet de 

  1. GERER LE PATRIMOINE IMMOBILIER
  2. EXPLOITER LA MAQUETTE NUMERIQUE
  3. ACCEDER & FIABILISER L’INFORMATION
  4. MAITRISER VOS CONSOMMATIONS
  5. INTEGRER L’EXISTANT | RETRO BIM
  6. INTEGRER LE BIM A VOTRE SI

 

Organisation électrique dans un local
localisation des équipement et GED

Conduire un diagnostic précis de l’état de votre hôpital.

On constate bien souvent un fossé entre le savoir-faire de la personne qui part, et celui de son successeur. Ce déficit de compétences se réduit au fil du temps, mais il n’est pas rare que la période d’adaptation prenne des mois, voire des années, selon la complexité des installations.

Il est donc important de s’organiser afin de faciliter ce passage de témoin, et ainsi éviter que les connaissances ne s’échappent, au fil des départs.

Le BIM exploitation offre un large champ de possibilités afin de palier à ce déficit de savoir : élaboration de guides, standardisation des pratiques mais également élaboration de nouveaux supports d’aide à cette transmission comme les vidéos tutoriels, les photos, lien dynamique, etc.

La transformation numérique facilite ainsi le partage des connaissances et contribue à mieux répondre aux exigences accrues de sécurité, de conformité et de qualité.

Un autre point à ne pas négliger est l’amélioration du suivi des modifications( électrique, salle, réseaux des fluides, déchets). En effet, il est fréquent de trouver  plusieurs versions papier d’un même document, avec des modifications, ou annotations propres à chaque version, et donc une perte d’information pour la personne qui consulte un support plutôt qu’un autre.

Le fait de mieux gérer cet aspect va éviter de travailler sur des versions caduques, avec tous les risques que cela peut engendrer. Ainsi la transmission du savoir est consolidée et permettra d’assurer une plus grande sécurité sur site.

Algo’Tech s’associe à la SNCF Gares et Connexions sur son projet BIM-GEM des Jumeaux Numériques[COMMUNIQUÉ DE PRESSE]

Algo’Tech s’associe à la SNCF Gares et Connexions sur son projet BIM-GEM des Jumeaux Numériques

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Par Julia VERGNOL

SNCF Gares et Connexions accorde sa confiance à Algo’Tech et son partenaire Archidata dans le but de créer un entrepôt de données BIM à travers une plateforme susceptible de rassembler l’ensemble des données relatives à l’état et aux évolutions de plus d’une centaine de gares françaises.

Pour la première fois au monde, les jumeaux numériques de 122 gares seront accessibles en mode nomade sur une seule plateforme.

L’objectif est de définir un environnement interopérable et d’orchestrer l’échange de données entre les différentes applications et la maquette BIM via notre technologie Vision pour les proposer à l’utilisateur dans son interface BIM GEM (en cours de développement par le groupement DALKIA-STEREOGRAPH).

Après avoir été définies et standardisées dans la solution Archidata, les données de la maquette BIM sont validées dans un “Checker” avant d’être diffusées et enrichies dans les applications propriétaires.

Grâce à la quantité et la qualité des données convergeant quotidiennement vers la plateforme, l’accès croisé de données historiques et multi-sites permettra de fournir une véritable aide au diagnostic, à l’intervention ou à la prise de décision (mainteneurs, exploitants, etc.).

3 millions de m² de patrimoine (bâtiments, quais et parvis) pourront être supervisés, ce qui permettra d’améliorer en temps réel l’exploitation des données et de repenser de manière durable, économique et écologique la gestion des gares.

Pour la première fois au monde, les jumeaux numériques de 122 gares seront accessibles en mode nomade sur une seule plateforme.

 

« Nous sommes heureux d’avoir été sélectionnés par la SNCF Gares & Connexions pour ce marché d’une durée de 3 ans (pour sa tranche ferme). C’est vraiment une reconnaissance de notre technologie et savoir-faire en termes d’accompagnement dans la transformation numérique; nous sommes ravis de participer à ce programme ambitieux de déploiement et de standardisation du BIM pour les opérations de travaux et de réhabilitation du patrimoine de la SNCF » indique Jean-Michel Petolat PDG Algo’Tech.

« Ce contrat est pour nous une opportunité forte de développer à la fois notre activité d’éditeur avec notre solution VISION by Algo’Tech®, mais également de continuer à renforcer notre partenariat avec l’éditeur Archidata. Nous sommes fiers du chemin parcouru depuis 2016 avec ce partenaire de longue date. Pour assurer la réussite de ce projet, nous avons mis toutes les chances de notre côté en nous associant à une entreprise spécialisée dans la direction de projet d’envergure, B-Forge. Ce groupement d’experts, associé à une solution solidement implantée de gestion de patrimoine et complété par une technologie No-Code innovante ont su séduire SNCF Gares et Connexions. Ce n’est pas la première fois que nous travaillons avec cette entité, en 2014 elle s’était équipée de notre solution métier pour les électriciens : Auto’Fil.

 

L’entrepôt de données que nous construisons sera le garant de fiabilité des données du bâtiment diffusées dans le SI de SNCF Gares et Connexions. Les éléments clés du dispositif sont un dictionnaire de données qui devra allier les métiers de la conception/construction aux métiers de l’exploitation/maintenance, un checker qui devra assurer la qualité des DOE reçus suivant le dictionnaire et un service de diffusion de données qui devra être capable de traiter de la donnée à travers des flux bi-directionnels entre maquette numérique et SI. Accompagner la réussite du projet Hyperviseur BIM de SNCF Gares et Connexions en étant garant de la qualité de l’information qui y sera présente, est pour nous une preuve de reconnaissance de nos compétences par les équipes SNCF Gares et Connexions. Travailler aux côtés d’experts de leurs métiers qui innovent et inventent les outils de demain, nous permet de mieux anticiper les besoins et la maturité du marché, et donc fournir des solutions toujours plus adaptées aux utilisateurs finaux qui sont la clé de la réussite des projets informatiques» explique Enguerran CHARLOPAIN, Directeur Commercial.

 

L’entrepôt de données que nous construisons sera le garant de fiabilité des données du bâtiment diffusées dans le SI de SNCF Gares et Connexions.